Collection personnelle de l'auteur. Carte de la Grande Pologne en 1634 ! La Russie y est baptisée Tzarat de Moscovie
Les appétits de l'Empire Ottoman, de l'Empire Austro-Hongrois (que la Pologne avait pourtant largement contribué à sauver des Turcs peu avant), de l'Empire Russe et même du Royaume de Suède, avaient largement profité des divisions suicidaires créés entre les clans internes au système étatique Polonais, avec l'aide évidente de subsides venus des différents voisins. Ainsi, les cosaques Ukrainiens s'étaient alliés aux Russes, ce qui eut (et a, encore aujourd'hui), des répercussions considérables (les cosaques du Don ( Donetsk )se russifièrent complètement, tandis que les cosaques Zaporogues ( Zaporijjia ) choisirent, pour la plupart, une direction exactement opposée).
En 1795, la Pologne avait donc disparu des cartes de Géographie, malgré de nombreux soulèvements, tous réprimés dans le sang.
Au XIXème siècle, la Pologne n'était plus qu'une province de la Russie (ou de la Prusse, voir sur ce site Larousse : Allemagne, Histoire, chap. 5)
En 1916, un simulacre d'octroi d'indépendance Polonaise fut imaginé par les Empires Centraux (Allemagne de Guillaume II et Autriche Hongrie de François-Joseph). Ce n'était qu'une duperie destinée à transformer les soldats Polonais en chair à canon anti-Russe pour pouvoir masser plus de troupes Allemandes sur le front Français.
Cette manœuvre minable échoua, heureusement.
La Pologne, dont Pilsudski avait proclamé l'indépendance le 11 Novembre 1918, fut finalement et heureusement ressuscitée par le traité de Versailles en 1919.
Hélas, en réalité, le président Américain Woodrow Wilson ne s'occupait ni des nations ni des peuples.
Il écoutait uniquement les groupes nationalistes, avec l'idée majeure de faire de leurs pays d'éternels clients des USA (pratique dangereuse s'il en est, mais qui continue en 2024). A l'imitation du chancelier Prussien Bismarck, il prétendait que les nationalités devaient reposer seulement sur la nature de la langue parlée (ce qui - en bonne logique - aurait dû faire des USA juste un morceau de l'Angleterre !).
L'application irréfléchie de cette théorie linguistique fut, en fait, très défavorable à la Pologne.
L'enclavement de la Prusse Orientale et le refus de reconnaître Dantzig comme ville Polonaise ouvrait la porte aux contestations incessantes de tout maître d'une Allemagne expansionniste.
Il est probable que quelques "brillants esprits Anglo-Saxons" avaient imaginé que l'intrication de territoires Allemands et Polonais pouvait servir à corseter l'URSS communiste et à en limiter la mainmise idéologique sur l'Europe.
Ce calcul fut catastrophique.
L'allumette destinée à déclencher la Seconde Guerre Mondiale était en fait mise en place par un homme qui voulait apparemment la Paix.
Pourtant, la première agression que la Pologne dut subir vint de l'URSS de 1920 qui voulait en faire un état bolchevique.
Les Polonais, dont l'Eglise Catholique avait permis de maintenir la cohésion nationale, ne partageaient vraiment aucune des idées de Lénine.
Ils n'entendaient surtout pas devenir une province marxiste et athée de l'URSS.
Ils voulaient juste retrouver leur souveraineté perdue au 18ème siècle.
Il est facile de les comprendre.
Ils résistèrent donc brillamment, avec le soutien des Alliés victorieux de l'Allemagne (et en particulier de la France), aux troupes du Général Mikhaïl Toukhatchevski, de Leon Trotski et de Joseph Staline.
Ce fut à ce moment là que le Maréchal Pilsudski, victorieux des Bolcheviques, devint dictateur et donc le maître de la Pologne, jusqu'à sa mort en 1935.
La Pologne du traité de Versailles (Wikipedia)
Pendant tout son règne, Pilsudski tenta à la fois de réunir les pays Baltes, la Pologne et la Biélorussie dans un ensemble stable apte à résister à l'URSS comme à l'Allemagne.
Au moyen de ce qu'il appelait sa politique Prométhéenne (du titan Prométhée, héros de la mythologie Grecque, qui donna le feu aux humains), il finança largement les divers mouvements indépendantistes (en particulier Ukrainiens, déjà, dont celui du sinistre Bandera...).
L'histoire a montré, ensuite, qu'il n'avait pas pris en compte les divisions internes de son propre pays.
Malheureusement pour son pays, il avait fait sanctuariser l'infanterie et la cavalerie parce qu'elles lui avaient permis de l'emporter en 1920.
Comme en France, elles drainaient beaucoup trop d'argent au détriment des armes modernes qu'étaient clairement les blindés et l'Aviation, et même l'Artillerie, l'Aviation étant elle cantonnée au taux ridiculement faible de 2% du budget militaire !
La Pologne du traité de Versailles, hélas, disparut de nouveau sous les coups associés de Hitler et de Staline en 1939.
Parmi les membres de l'élite Polonaise qui étaient restés dans leur pays, 25 000 furent assassinés, notamment à Katyn, par le NKVD de Beria, sur ordre de Staline.
La Pologne, telle que nous la connaissons, fut redessinée en 1945 par Staline à Yalta avec la bénédiction totale de Roosevelt.
Cela s'accompagna de transfert de populations pour éviter tout irrédentisme (du genre de celui des Sudètes de Tchécoslovaquie pour se rattacher à l'Allemagne en 1938). Si cette solution était brutale, elle avait cependant l'immense mérite de régler les éventuels mécanismes qui pourrissaient la vie des pays Balkaniques lorsque les différentes communautés refusaient totalement de vivre ensemble.
La Pologne de 1945, est la partie blanche augmentée des parties roses mais diminuée de la partie grise (Wikipedia)
Les Polonais y ont vu, à tort, l'intervention de la Russie, oubliant que le Géorgien Josef Dougachvilli (dit Staline) n'avait aucune considération ni pour la Russie ni pour son peuple (qu'il avait considérablement massacré), pas plus que pour aucun autre peuple au monde.
Seul son propre pouvoir l'intéressait.
Les moyens de l'aviation Polonaise en 1939
La chasse
Avant le XX ème siècle, l'arme la plus rapide était la cavalerie et les Polonais avaient
d'excellents cavaliers (les Ulans que Russes et Allemands avaient appris à respecter, voire à utiliser à leur profit).
La 1ère Guerre Mondiale s'était terminée, je le rappelle à tout hasard, sur le triomphe des chars et des avions. Étonnamment, la vaste Pologne s'était peu intéressée aux chars et aux avions.
Pour autant, elle ne manquait pas d'excellents pilotes, ce qui aurait pu lui permettre une rapide montée en puissance.
En 1934, elle disposait d'un bon chasseur pour l'époque, le PZL 11, peu puissant, mais léger, doté de très bonnes capacités manœuvrières et d'une bonne vitesse de montée.
L'avion était long de 7.55 m et sa voilure de 11 m d'envergure avait une surface de 17.9 m².
La masse de ce chasseur était de 1 150 kg à vide et 1 630 kg au décollage, lui conférant une charge alaire de 91 kg/m².
Sa construction intégralement métallique lui conférait un état de surface bien supérieur à celui des productions contemporaines.
Il atteignait, au moment de sa livraison, 370 km/h en altitude tout en gardant une vitesse minimale de 110 km/h, excellente vu l'absence de volets (le Dewoitine 500, contemporain, décrochait à 125 km/h).
Le rayon d'action était de 700 km. Toutefois, même si sa vitesse de montée à 5 000 m en 6 minutes était très bonne, les 7 000 m étaient atteints en 13', ce qui n'était plus du tout du même niveau (le Bf 109 E, dans le même temps, était presque 1 000 m plus haut.
Les Polonais ne pouvaient quand même pas se réjouir de ce que le Morane 406 perdait 5 minutes sur le PZL 11 dans cette montée !!!).
Son plafond pratique ne dépassait pas 8 000 m, ce qui était très insuffisant, et donc pain béni pour les avions de reconnaissance Allemands et Russes qui passaient facilement au-dessus.
De plus, son armement était limité à 2 mitrailleuses de 7.92 mm (le Dewoitine 500, contemporain, en portait le double).
Ces armes légères étaient en outre, semble-t-il, sujettes à des enrayages fréquents. Un doublement de cet armement fut réalisé tardivement sur le tiers des avions existants avec des mitrailleuses plus fiables.
En 1939, la Pologne possédait encore 110 exemplaires du PZL 11 C (que je viens de décrire), 20 exemplaires du modèle A, plus ancien (et plus lent de 40 km/h lors de la livraison) et une trentaine d'avions en réparation.
A cela, se rajoutaient 30 PZL 7 très usés qui ne devaient même pas atteindre les 300 km/h.
Dans le meilleur des cas, l'aviation Polonaise disposait donc en tout et pour tout de 190 avions de chasse dont un tiers n'avait aucune chance d'effectuer quelque couverture aérienne que ce soit.
Pourtant, dès 1936, les avionneurs Polonais avaient compris que leurs chasseurs étaient complètement archaïques et tentèrent d'en fabriquer de plus modernes.
Le projet choisi tarda à se concrétiser parce que la technologie des ailes basses sans mâture ni hauban (dits cantilever) (comme celle des trains escamotables) n'avait pas été comprise par eux.
Le gouvernement tenta alors une remotorisation du PZL 11 C en PZL 11 G qui pouvait passer les 390 km/h, ce qui ne changeait malheureusement pas les données tactiques : Il manquait toujours 160 km/h à ce chasseur !
En plus, cette décision fut bien trop tardive pour être réalisée : Un seul exemplaire semble avoir été employé opérationnellement !
Cette décision était, par elle-même, stupéfiante, car la Pologne avait, dans le même temps, construit et vendu pour l'exportation de nombreux exemplaires d'un dérivé bien plus performant du même avion, le PZL 24.
Cet appareil reçut, successivement, 3 versions du moteur Français Gnome et Rhône K 14.
La vitesse de pointe de ce chasseur atteignait 430 km/h avec le moteur le plus puissant. Son plafond dépassait 10 000 m.
Pour je ne sais quelle obscure raison, sans aucun doute restée secrète, cet avion ne fut pas commandé en grande série par les Polonais (même si l'Histoire de l'Aviation publiée par René Chambe en 1960 contenait une superbe aquarelle de Paul Lengellée montrant un PZL 24 en plein combat en 1939 !).
Pourtant, ce chasseur eut été capable de modifier très sérieusement la balance des forces aériennes en faveur de son pays d'origine dès le 1er Septembre 1939.
Plus rapide de 50 km/h et bien meilleur grimpeur que son aîné, il pouvait courser tous les bombardiers Allemands (ou Soviétiques) et offrait une toute autre capacité défensive face aux Messerschmitt Bf 109 D encore très fréquents en 1939.
En effet, les Bf 109 des séries C et D, antérieures à la série E, en nombre encore important en Septembre 1939, n'avaient qu'un faible avantage de vitesse horizontale sur lui et montaient à la fois moins vite et bien moins haut.
Lorsque les Polonais comprirent en 1936 (avec 2 ans de retard) que le temps des ailes hautes haubanées et des trains fixes étaient révolus, le constructeur PZL décida de changer son fusil d'épaule de manière radicale et commença à élaborer un nouvel avion, le PZL 50.
PZL 50 - Version I : Un horrible poussah !
Cet avion montrait clairement l'influence du P 35 Américain (lointain ancêtre du P 47 Thunderbolt), qui, malheureusement, était loin d'être un succès.
Ce PZL 50 vola effectivement en 1938 mais ne réussit pas à dépasser 440 km/h.
L'engin n'était pas très manœuvrant aux dires de ses pilotes d'essai.
Peut-être était-il seulement inhabituellement lourd aux commandes ?
Sa masse de 50 % plus lourde que celle des chasseurs qu'il était censé remplacer pourrait en être l'explication.
De plus, il grimpait très lentement (plus lentement encore que le Morane 406, un exploit négatif !) et ne dépassait même pas un plafond pratique de 7 000 m.
Il suffit de regarder la photo ci-dessus pour comprendre que les fées de l'aérodynamisme avaient refusé visiter son berceau (et comme je les comprends) !
Le dessin du fuselage fut entièrement repris pour aboutir à quelque chose de proche du Bloch 151.
Mais ce fut bien trop tard : La guerre venait de commencer.
L'initiative Roumaine : Comment résoudre élégamment un problème en partant exactement du même point !
La Roumanie avait acheté des PZL 11 à la Pologne puis avait aussi acheté la licence de fabrication de son successeur PZL 24.
Les Roumains avaient bien analysé l'évolution technique des chasseurs dans le monde.
Ils avaient donc décidé de construire un dérivé du PZL 24 comprenant des ailes basses, des volets de courbure et un train rétractable et ils le baptisèrent IAR 80.
Le fuselage, depuis le poste de pilotage jusqu'à l'extrémité arrière, était quasi-identique à celui de son ancêtre Polonais.
Le moteur avait été avancé par rapport à la voilure et un réservoir de plus grande taille y avait été monté.
Le capot moteur, considérablement mieux profilé, cachait le même moteur que le PZL 24, un Gnome et Rhône de 930 Cv produit sous licence en Pologne.
L'habitacle, bien dessiné, avait des point communs avec celui du Spitfire, mais, comme lui, il n'assurait pas une vision à 360°.
IAR 80 - On a du mal à imaginer que ce chasseur très fin (et très esthétique) était un dérivé direct du PZL 24
Le prototype en vola en Avril 1939, atteignait une vitesse de 510 km, montait à 5 000 m en 6 minutes et démontrait un plafond de plus de 10 000 m.
C'étaient d'excellentes performances.
Facile à piloter, l'IAR 80 était aussi très maniable.
Il fut commandé en série.
Si Roumains et Polonais avaient unis leurs efforts, cet avion serait sorti bien plus tôt et aurait apporté à l'aviation Polonaise une capacité de nuisance considérablement supérieure contre les Allemands.
Le bombardement
Les bombardiers Polonais étaient, eux aussi, peu nombreux.
Le plus abondant (si l'on peut dire !) était le PZL 23 Karas, monomoteur triplace employé autant pour le bombardement que pour la reconnaissance.
La conception paraissait "moderne" pour l'époque, mais le gros train fixe, la gondole inférieure taillée à coups de serpe et la gigantesque ouverture destinée au mitrailleur, lui mangeait certainement pas mal de km/h, tout en induisant de sérieux problèmes de pilotage.
Le moteur Bristol développait 700 Cv.
La vitesse de pointe atteignait 320 km/h à 3 650 m d'altitude et l'autonomie dépassait 1 200 km.
Cet avion montait à 2 000 m en 5 minutes et à 4 000 m en 15 minutes. L'avion, peu maniable, avait des caractéristiques de vol dangereuses à grande vitesse.
Il fut dit que la vitesse de pointe de 320 km/h était, en fait, la limite à ne dépasser sous aucun prétexte (VNO).
{ Les Ailes du 31 Décembre 1936 lui attribuaient, à la masse de 2780 kg - donc pour une reconnaissance - des vitesses maximales de :
La charge alaire était alors de 102 kg/m² et passait à 128 kg/m² en mission de bombardement.
L'autonomie était de 1 500 km.
La montée à 4 000 m prenait 14 minutes.
Le plafond était de 8 000 m. }
Un bon point, cependant : La charge de bombe atteignait 700 kg, soit 250 kg de plus que ce qu’emportait le Fairey Battle ou le Blenheim Mk IV Britanniques !
Sur le total des 210 exemplaires construits, 120 restaient opérationnels en unité au 1er Septembre 1939.
On peut quand même s'étonner que 75 d'entre eux aient été conservés dans les écoles dans une période aussi cruciale. Un dérivé plus puissant, le PZL 43, fut construit pour la Bulgarie avec un moteur Gnome et Rhône 14 N 01 de 950 Cv.
Ce moteur plus lourd nécessita un allongement du fuselage qui se révéla très bénéfique pour les qualités de vol (et aussi pour le centrage, donc pour la stabilité longitudinale).
Il atteignait 370 km/h à 4 000 m et montait plus vite - 4 000 m en 12 minutes - et plus haut - 8 500 m - que son prédécesseur.
Le manque de lucidité (voire la corruption) des hauts responsables politiques Polonais, aveugles face à la montée du risque de guerre avec l'Allemagne, fit que les 36 premiers exemplaires construits furent livrés à la Bulgarie dans les mois qui précédèrent immédiatement la guerre, alors que l'Aviation Polonaise avait pourtant demandé leur réquisition.
Le meilleur de tous les avions Polonais fut le PZL 37 Los (Elan), un bombardier bimoteur de la classe des B 4 français.
C'était un avion de moins de 5 tonnes de masse à vide et de 9 tonnes de masse au décollage.
Le profilage en était soigné, sauf pour les capots-moteurs.
La voilure de 54 m² assurait une bonne portance puisque ce bombardier pouvait emporter jusqu'à 2 500 kg de bombes pour des missions totalisant 1 500 km ou un peu moins de 1 800 kg de bombes sur 2 600 km.
Il avait sacrifié, lui aussi, à la mode des empennages bi-dérives, qui provoquèrent huit crash (!).
Par contre, l'avion avait un armement réduit à juste 3 mitrailleuses de petit calibre, ce qui était très insuffisant.
La vitesse de pointe était de 445 km/h à 3 400 m avec un moteur Bristol Pegasus XX de 910 Cv. Le plafond pratique était inférieur à 6 000 m.
Inexplicablement, bien que 92 exemplaires de cette variante, dite B, aient été construits, moins de 50 furent utilisés opérationnellement.
Avec le moteur Gnome et Rhône 14 N 21 de 1 030 Cv à 4 600 m, la vitesse passait à 460 km/h et le plafond pratique gagnait 2 000 m. Contrepartie logique de l'augmentation de puissance, l'autonomie ne dépassait plus 1 600 km.
Cette version prometteuse n'eut pas le temps d'être produite en série.
L'Aviation Polonaise en action
L'Aviation Polonaise (Lotnictwo Wojskowe) est entrée en guerre avec un peu plus de 310 avions opérationnels.
La Luftwaffe, pour sa part, disposait de 1 500 avions dont 500 chasseurs et 350 Junkers 87 Stuka.
La DCA Polonaise comptait, en tout, seulement 500 pièces (pour mémoire, la DCA Française, dont l'insuffisance fut pourtant criante, en comptait 4 300 soit plus de 8 fois plus et la Flak en comportait 20 000 !).
Les Polonais eurent au moins une grande satisfaction au début de la Campagne de Pologne : A la différence de ce que connurent les Alliés à l'Ouest en 1940, ils souffrirent peu des bombardements systématiques des aérodromes par les Allemands.
C'était parce qu'ils avaient évacué les aérodromes habituels et installé leurs avions dans des aérodromes secrets parfaitement camouflés.
Ce fut efficace et explique la présence active de l'Aviation Polonaise pendant une bonne partie de leur courte Campagne, malgré une maîtrise de l'air totale des Allemands.
Il faut rappeler que la partie invasive proprement dite de l'offensive Allemande dura seulement 18 jours, même si de multiples actions de résistance la prolongèrent jusqu'à la fin de la première semaine d'Octobre 1939.
L'entrée de l'Armée soviétique en Pologne ayant commencée le 17 Septembre 1939, il est facile de voir à quel point que cette invasion soviétique sur les arrières a été décisive pour achever la direction politique de la Pologne.
Sur l'ensemble de la campagne, les Polonais revendiquèrent plus de 250 avions Allemands abattus, ce qui correspond aux documents Allemands des pertes en combat.
Les PZL 11 C ont épinglé 110 victoires aériennes pour des pertes de l'ordre de 100 avions, toutes causes confondues.
Eu égard à la faible durée des opérations, il est très "remarquable" qu'ils aient obtenu un rapport avions abattus / nombre de chasseurs de 1.
Nos Morane ne peuvent pas en dire autant (187 victoires pour un grand total de 300 avions).
Des esprits chagrins diront que les victoires Polonaises ont peut-être été homologuées un peu légèrement. C'est très possible.
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