jeudi 10 mai 2012

Le 10 Mai 1940, il était possible de déjouer Hitler, rien ne fut fait : Ce fut le désastre (Restructuré 29 / 07 / 2016)



L'inadmissible "surprise"


Au début de Mai 1940, les armées de l'Ouest Européen faisaient face à la Wehrmacht du IIIème Reich.

Hitler avait pu tester en vrai grandeur ses conceptions contre la Pologne avec la complicité active de l'URSS de Staline.

Il lança un assaut suivant des modalités que nos généraux n'avaient absolument pas prévues.  
Nos chefs militaires avaient été choisis par des politiciens, auto-proclamés "sérieux et responsables".

Certains agents d'influence, de nos jours encore, vantent "l'intelligence pénétrante" de ces généraux (comme Gamelin, par exemple). 

Pourtant, d'autres chefs militaires, moins gradés parce que moins dociles, moins conformes au déjà politiquement correct (De Gaulle, par exemple) avaient compris depuis longtemps ce qui allait se passer.




L'alerte : Parfaitement donnée la veille au soir



La bataille commença par le Ciel, et elle commença mal : Tous les aérodromes de Belgique et de Hollande furent dévastés.

Dans certains d'entre eux, en Belgique notamment et bizarrement, les avions semblaient avoir été disposés exprès pour favoriser leur destruction (alignés bien en vue au centre du terrain). 

En France, ce fut à peine meilleur.

De la Grande Guerre, nous avions conservé la sale habitude d'avoir des aérodromes proches du front, pour pouvoir répondre instantanément aux appels des tranchées.

Evidemment, cette proximité immédiate réduisait pour notre délai d'alerte et, parallèlement, augmentait le taux de survie des bombardiers ennemis.

Beaucoup de nos pilotes dormaient chez l'habitant plutôt que sur leur base : On avait oublié qu'à la guerre, le confort est secondaire.

La plupart des chefs d'unités avait laissé leurs pilotes retourner dans leurs cantonnements.

Au matin du 10 Mai, tout ce gentil petit monde naïf fut réveillé par le ronronnement des moteurs des bombardiers nazis, le crépitement des mitrailleuses et les explosions de bombes.



Les failles de l'ennemi : Inexploitées !


Ce jour-là, la majorité des groupes de bombardement ennemis n'étaient pas escortés.

Nos pilotes de chasse n'étant pas prêts à sauter dans leurs avions aux premières lueurs de l'aube, ils ne purent pas, en général, profiter de cette occasion en or de saigner à blanc le potentiel offensif Allemand. 

Par contre, des dizaines d'avions Français brûlèrent au sol, en particulier beaucoup d'avions d'observations présents sur la zone cruciale de Sedan. Leur absence fut catastrophique.

Si nos pilotes de chasse avaient tous été en place le 10 Mai 1940 à 04:00, il leur aurait été possible de tripler les pertes Allemandes et de réduire considérablement les nôtres.

Nos avions d'observation et de bombardement, eux, auraient dû être basés 200 km plus à l'intérieur des terres.



La leçon à garder toujours en mémoire


La claque monstrueuse que la France, le Luxembourg, la Belgique, les Pays-Bas et la Grande Bretagne reçurent ce jour-là, prélude à notre commune défaite, doit et devra toujours être vue comme une précieuse leçon :
  • Notre goût immodéré - et toujours actuel - pour le déni de réalité, qui entraîne une immense lenteur de réaction
  • Un pacifisme imbécile, poussé par les agents du totalitarisme, s'étalait dans toute l'Europe occidentale.
  • L'illusion des formules magiques fameuses, toujours présentes et toujours nuisibles "plus jamais cela".
  • Le manque total de solidarité des USA
  • L'hostilité évidente de Staline, qui obligeait l'URSS à le suivre, allaient entraîner des conséquences monstrueuses pour le Monde entier.
Tout cela doit être connu, rappelé, pour que les marchands d'illusions soient écartés des affaires du pays.

Honneur et compassion pour tous nos militaires et tous les militaires Alliés qui ont tant souffert.

Bien sûr, il y a eu aussi ceux qui n'avaient rien fait et qui ont trouvé utile d'insulter nos soldats et notre Nation.

Bien des arrières-pensées soutenaient ces insultes : Elles ne doivent être ni oubliées ni pardonnées, d'où qu'elles soient venues.



Là-dessus, j'ai pris conscience que le Président Chirac en avait fait le jour de commémoration de l'esclavage. 

Et, au fond, ce n'est pas sans lien : Le 10 Mai 1940, Hitler lançait une offensive qui n'avait qu'un but, faire de notre Grande Nation et de quelques autres des nations d'esclaves.


Nos dizaines de milliers de soldats morts pour la France dans la Bataille de France qui s'en suivit ont versé leur sang pour que les nazis ne réussissent pas.

Ils ont prélevé de nombreuses vies de remarquables soldats Allemands dont le Général Guderian se plaignait, à longueur de pages dans ses mémoires, qu'elles lui avaient cruellement manqué sur le Front Russe. 

Tant mieux. 



A part quelques sites (ATF40, Chars Français) et quelques périodiques (GBM en particulier), le gros des médias n'en parlent pas. 

Quand, par extraordinaire, nos médias en parlent, ils débitent toujours les mêmes âneries.

Ils ont vraiment grand tort.



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire