samedi 15 mars 2014

Le Fait Aéronaval


Les Marines du Monde dans la Guerre Aérienne 


Dès lors que l'avion était né, il ne fallait pas être un grand devin pour comprendre que d'une manière ou d'une autre, il ferait son chemin sur les navires de combat.

Cependant, la précision avec laquelle Clément Ader avait imaginé et décrit de façon saisissante les futurs porte-avions est ahurissante. 

Je me permets en conséquence d'emprunter ce texte à l'excellent site "Le fauteuil de Colbert" :


["Donc, un bateau porte-avions devient indispensable.

Ces navires seront construits sur des plans bien différents de ceux utilisés actuellement. 

D'abord, le pont sera dégagé de tout obstacle : plat, le plus large possible, sans nuire aux lignes nautiques de la carène, il présentera l'aspect d'une aire d'atterrissage.

Le remisage des avions devrait être aménagé nécessairement sous le pont. 

On aura accès dans cet entrepont par un monte-charge assez long et large pour recevoir un avion les ailes repliées... 

A côté devra être l'atelier des avionneurs chargés de réparer les avaries et d'entretenir les avions toujours prêts à s'envoler".

Clément Ader, 1895, cité par l'Amiral Barjot dans son ouvrage "Vers la Marine de l'âge atomique" (1955).]



Les marines des grandes Nations maritimes furent pourtant réticentes à mettre en chantier ce type de navire.

Mais le fait aéronaval n'est pas obligatoirement associé aux seules Marines, les forces aériennes sont légitimes à protéger leur pays ou l'expression de leur pays en attaquant d'éventuels agresseurs marins.


En ce qui me concerne, une Marine de combat est un instrument stratégique, donc politique

Cela ne l'empêche en aucune manière d'être, en plus, un formidable outil tactique.

Bien sûr, elle est le bras (parfois armé) de la Nation qu'elle sert.

Il est évident que la Marine, si elle est née de la mer et des navires qui permettent de la franchir ou de s'en servir, n'est pas, depuis bien longtemps cantonnée à ces deux éléments.

La Marine agit sur terre depuis Richelieu, pour y représenter la Nation, par les armes le cas échéant. 

Elle agir aussi dans les airs et je ne vois pas pourquoi elle ne pourrait pas agir dans l'espace si le besoin s'en fait sentir.


Voici donc les posts que j'ai consacré à ce sujet.



  • Les porte-avions, une immense puissance politique.

    • Le baptême du Queen Elisabeth signe-t-il réellement un retour de la Grande Bretagne comme une grande puissance maritime ?  La question mérite d'être posée, alors que les avions de patrouille maritime destinés à sécuriser les sous-marins lance-engins stratégiques disparaissent plus ou moins.


  • Les avions-torpilleurs (qui peuvent tout aussi bien bombarder)
    • Le Blackburn Cubaroo, une ambition d'interdiction maritime de la RAF (première moitié de l'article).

  • Les bombardiers en piqué
    • Le Junkers Ju 87 Stuka, destructeur de chars, de canons, de cargos, de tout type de navires de guerre, jusqu'au cuirassé (à lire dans la 4 ème section du texte : Le Junkers Stuka et la critique...).
    • Le Blackburn Skua, un bombardier en piqué maritime mal motorisé mais efficace (à lire dans la 3ème section du texte : Le bombardement en piqué dans la Royal Navy).
    • Le Douglas Dauntlessl'avion qui sauva les porte-avions de l'US Navy à la bataille de Midway en coulant 4 porte-avions Japonais : La suite de la guerre du Pacifique en découla directement (avant-dernière section de l'article).

  • Les chasseurs embarqués :
    • L'hydravion de chasse Loire 210, que la Marine Nationale refusa de mettre au meilleur niveau mais qu'elle aurait quand même eu intérêt à employer, faute de mieux.


  • Les chasseurs terrestres aux mains des marins
    • Le Potez 631, un avion dégradé en terme d'armement, mais un bilan tout à fait honorable à la fois en terme des buts de mission et de victoires (une victoire sûre par jour combattu).


  • Les avions de reconnaissance

    • Les monomoteurs embarqués sur les cuirassés, croiseurs et patrouilleurs coloniaux : Ils étaient prêts à combattre mais n'ont pas été employés pour savoir où l'ennemi se trouvait... Ils ont servi efficacement à la lutte anti-sous-marine pendant la guerre. Parmi eux :
          • le remarquable Gourdou-Leseurre 810 et 832
          • le très mauvais LéO 43
          • L'increvable Loire 130


    • les de patrouille lointaine multimoteurs

    • Les anti-sous-marins 








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