samedi 4 août 2012

En 1940, les problèmes de commandement n'épargnèrent aucun des pays Alliés... (Révisé 08 / 04 / 2017)


Les problèmes de commandement en Mai-Juin 1940 : Loin d'être réservés aux seuls Français !


Comme tout le monde le sait depuis longtemps, le commandement Français s'était lancé, entre Septembre 1939 et Juin 1940, dans les plus extrêmes bizarreries, très bien soulignées, par exemple, dans les mémoires du Maréchal Montgomery.

Mais il va rien perdre pour attendre...


Pour être juste, je me dois d'ajouter que, jusqu'en Décembre 1941, le commandement Soviétique ne se montrera pas plus brillant, perdant une série de batailles gigantesques malgré l'abnégation incroyable des soldats Russes et de ceux issus des autres républiques soviétiques. 

Quant au commandement US, il subit une série de revers initiaux sur le front du Pacifique qui montraient un tel amateurisme que des complotistes Américains des années 40 accusèrent Roosevelt d'avoir placé, en toute connaissance de cause, les plus mauvais chefs à Pearl Harbor afin de pouvoir mener la guerre à sa façon, c'est à dire contre les nazis.

Soyez rassurés, dans ce domaine particulier, le commandement Britannique n'a, lors de la même période, démontré vraiment aucune supériorité sur le commandement Français.

Voyons un peu ce qu'il en était sur ce plan.




Au début de 1940, les généraux Britanniques s'étaient très vite ralliés au projet de Gamelin de détruire les raffineries de Bakou (Aéro-Journal n°9, 1999), actuellement en Azerbaïdjan mais, à l'époque, en URSS

C'était probablement par pure idéologie anticommuniste, voire par amour immodéré du pétrole. 

Cela ne leur conféraient pas plus de vision stratégique qu'à ce pauvre Gamelin 




Petit coup d’œil sur les dictateurs



Ces grands généraux Alliés ne connaissaient peut-être pas le texte véritable du projet de Hitler (Mein Kampf) pourtant largement distribué en Allemagne et dans lequel il indiquait clairement que son véritable but de guerre, après l'élimination de la France, consistait à coloniser tout l'Est de l'Europe. 

Seule circonstance atténuante, les militaires Allemands de haut vol ne semblent pas non plus y avoir cru... jusqu'à être arrivé au pied du "mur" soviétique.


Il est toujours dangereux de ne pas tenir compte des buts annoncés des dictateurs, parce que, à la différence des politiciens classiques qui veulent le pouvoir pour profiter de ses gros avantages, eux veulent, en plus, laisser une trace durable dans l'Histoire.

Il eut dû être clair, pour les généraux Allemands comme pour tout le monde, que l'affrontement entre le IIIème Reich et l'URSS était inévitable et qu'il serait sans merci. 

D'abord parce que le Lebensraum qu'Hitler promettait à ses électeurs était situé à l'Est de l'Europe, ensuite parce que lui, tout comme Staline, escomptait devenir un jour le seul maître du Monde.

Mais Hitler devait, auparavant, liquider la France pour la punir d'être ce qu'elle est. 



En conséquence, tous nos "très brillants" brevetés d'état-major - de même que nos si- brillants diplomates - auraient dû se souvenir qu'un puissant allié à l'Est de l'Allemagne nous était absolument indispensable simplement parce que une guerre menée deux côtés opposés d'un adversaire puissant est bien plus efficace qu'une guerre sur un seul front.



L'Allié polonais


Promue à ce titre, la Pologne était certes un Allié courageux, mais les chars Vickers qu'elle avait achetés aux Britanniques, comme les 130 (!) chars TP  qui en étaient issus, étaient archaïques.

Ils n'étaient ni assez armés - 37 mm - ni suffisamment blindés - 17 mm - et pas assez nombreux. {Dire que nous nous sommes plaints des 30 mm du blindage de l'ACG 2 qui, elle, était armée d'un excellent 47 mm !} 





Tankette 7 TP




Certes, l'état-major Polonais croyait dur comme fer à l'impénétrabilité de ses forêts.

En conséquence, il n'avait jamais (à l'image des état-majors Alliés de l'Ouest) testé ce que pouvait donner une véritable attaque par des divisions blindés. 

Il n'est pas moins critiquable que Gamelin qui croyait au caractère infranchissable des Ardennes. 


Dans les 2 cas, les expériences, mêmes si elles avaient été faites, n'avaient pas été interprétées.

{Parenthèse : On peut aussi noter que plus de 4 années après la percée de Sedan du 14 Mai 1940, lorsque Hitler rééditera le coup d'une attaque surprise par les Ardennes, avec von Rundstedt, malgré des conditions terriblement plus dures pour la Wehrmacht et l'expérience désastreuse des Français, les Américains seront surpris et au bord du désastre.

Ils sauveront le coup grâce à l'héroïsme des parachutistes de la 101ème division du général McAuliffe et à l'extraordinaire rapidité de la conversion effectuée par le génial Patton, si détesté par les journalistes de son propre pays.}


Cerise sur le gâteau, si j'ose dire, le budget Polonais de l'aviation de combat, fixé à juste 2% du budget militaire (!), permettait à peine d'entretenir une centaine de chasseurs PZL 11 C - 370 km/h - complètement dépassés (et je ne compte pas les PZL 7 encore moins rapides, parce que leur valeur pour les missions de Chasse était nulle). 


A ce moment précis, Hitler pouvait placer environ 1 500 avions de chasse face à la Pologne. 

Chaque chasseur Polonais devait donc abattre 15 chasseurs Allemands qui étaient tous bien supérieurs aux leurs : Même si les pilotes Polonais se sont effectivement battus comme des lions, ils étaient enfermés dans le pire des huis clos.


Je me suis toujours demandé pourquoi les maîtres de l'Aviation Polonaise n'avaient pas acheté leur propre PZL 24, bien plus performant que le PZL 11 avec ses 425 km/h et que la Pologne exportait très facilement (Grèce, Roumanie, Turquie) !  Voir le détail de cette question sur ce post.



L'URSS de Staline


Le comportement de notre futur Allié Soviétique fut biaisé par Staline. 

Il agissait objectivement, en 1939, comme notre ennemi, puisque fournissant à Hitler hydrocarbures, métaux divers et denrées alimentaires indispensables.

L'URSS, incomparablement plus puissante que la Pologne, disposait d'environ 15 000 chars et de plus de 4 000 avions de chasse, la plupart bien plus évolués que les avions Polonais. 

Le plus rapide chasseur soviétique opérationnel était le Polikarpov I 16, et il atteignait, au moins, 440 km/h.


Cet immense pays était donc bien plus dangereux pour Hitler, d'autant plus que son immense territoire permettait, le cas échéant, de retraiter longtemps sans perdre l'essentiel. 

Le 22 Juin 1941, les peuples réunis sous le joug Stalinien commencèrent à payer au prix fort les erreurs d'appréciation du dictateur communiste.

Mais pour que la Wehrmacht arrive au cœur du dispositif soviétique, elle devait parcourir d'énormes étendues défendues avec acharnement.

Le temps passé à ce travail, plus quelques erreurs des décideurs Allemands, permirent à Staline de s'adapter à sa mauvaise entame des combats (comme cela avait été le cas en 1812 pour les armées Russes face à Napoléon). 


Ces mauvais débuts des opérations sont dus au fait que Staline, tout à sa paranoïa, avait éliminé physiquement son meilleur stratège (Mikhaïl N. Toukhatchevski) et 90 % des cadres dirigeants de l'Armée Rouge, soupçonnés de penser comme leur ancien chef militaire... 

Les nouveaux cadres de l'Armée Rouge n'avaient ni l'expérience ni la compétence pour combattre dans une guerre moderne. 

Ils avaient été promus pour leur docilité politique (tout un programme pour en faire des stratèges...). 

La pire erreur de Staline - chef de guerre - fut donc de signer le pacte Germano-Soviétique, fin Août 1939. 

Je ne mets pas en cause ici les autres dirigeants soviétiques dont la vie ne tenait qu'à un fil (sauf Molotov et Beria).



C'est donc Staline qui a déclenché la Seconde Guerre Mondiale, involontairement sans aucun doute

Au début, ses motivations devaient être complexes : Il voulait punir la France de son soutien à la Pologne au début des années 20 - où il ne s'était pas montré bon chef militaire - et il voulait, peut-être, éviter la guerre à son pays. 

Son manque de lucidité lui a cependant interdit de comprendre que la victoire éventuelle d'Hitler sur la France doperait la volonté guerrière de tout le IIIème Reich et lui permettrait d'agresser l'URSS avec des ressources bien supérieures.


Par chance pour nous, Staline a bénéficié de quelques mois pour comprendre ses multiples erreurs et tirer les premières bonnes leçons de ses nombreuses et sanglantes défaites subies pendant l'offensive Barbarossa - grâce en soit rendue à l'héroïsme intransigeant des combattants Russes. 

Mais le prix en sang Russe de cette politique de Staline fut monstrueuxIl serait donc complètement erroné de faire de ce dictateur un bon stratège. 




Les plans opérationnels Alliés


Toujours est-il que la France, la Grande Bretagne et la Pologne étaient bien seuls face au IIIème Reich.

Si on en revient à la guerre telle qu'elle s'est réellement passée en 1940, il faut rappeler que lmanœuvre Dyle-Breda conçue par le général Gamelin était demandée (voire exigée) à la fois par le Premier Ministre Britannique Chamberlain et par le Président du Conseil Français Daladier (voir dans GBM  n°75, Gamelin explique la montée en Belgique)

Cette manœuvre, du fait qu'elle visait à sécuriser Anvers, était destinée à rassurer les Britanniques.

Je ne comprendrai jamais l'obsession Anglaise sur ce port au moment où il s'agissait d'abord d'éviter d'être battu.

Par ailleurs, si Anvers était un pistolet braqué sur l'Angleterre, comment qualifier alors l'ensemble des côtes Françaises ?




Document de l'auteur - vue très simplifiée de la manœuvre Dyle-Breda - en rouge plein : les troupes Françaises et Britanniques au départ - en rouge pointillé gras : Les mêmes à l'arrivée (supposée)


Le plan Dyle-Breda pêchait par deux points essentiels (mais aussi par beaucoup d'autres, hélas) : 

  • Aucune préparation sérieuse n'en avait été faite ni avec les Pays-Bas ni avec la Belgique. Je veux dire que les contacts officieux entre les généraux en chefs ne servaient à rien si les officiers chargés d'effectuer les manœuvres ne les avaient  pas déjà fait expérimenter par leurs troupes (voir ce post).

  • La principale armée de réserve Française (VII ème Armée - Général Giraud) était lancée loin en avant des frontières, prenant un risque considérable d'encerclement tout en interdisant ensuite toute contre-offensive sérieuse, pendant qu'une grosse partie des autres armées (celle du Gal Prételat, par exemple) restait derrière la Ligne Maginot sans la moindre tentative de renforcement de la partie Nord Ouest de nos lignes.


Après la défaite de Juin 1940, les généraux Britanniques ont écrit ou dit qu'ils ne croyaient pas au plan Gamelin. 

Comme c'est facile !

Pourquoi alors ne s'y sont-ils pas opposés de toutes leurs forces, y compris en utilisant l'échelon politique (méthode qu'ils ont si largement utilisée contre Patton en 1944) ?

Avril 2017 :  J'ai écrit ce texte il y bientôt 5 ans. 

Mais, depuis, j'ai mangé de la soupe et je suis sûrement moins innocent : En fait, le plan Dyle-Bréda est, à l'évidence, un plan Anglais. Comme beaucoup de plans de Churchill (les Dardanelles, , ce plan favorise une approche indirecte.

La preuve en est que l'opération Market Garden, après une entrée massive et parallèle des troupes Alliées en Belgique, tente une entrée aux Pays-Bas, simplement à 100 km plusau Nord-Est : Le but est encore de menacer les centres industriels de la Ruhr.




L'armée Britannique en opération... Bof !!!


Après la percée du Front Français et le déferlement des forces motorisées Allemandes, les troupes Britanniques, furent incapables de tenir leur front face aux Allemands.

Je ne mets aucunement en cause le courage ni les qualités des soldats Britanniques, mais, arrivés en France sans armes anti-chars, ils furent amenés à acheter des centaines de canons de 25 mm.

Leur DCA n'étaient pas brillante et l'entraînement n'était pas orienté vers la guerre de mouvement.


Après la guerre, on a largement monté en épingle la courageuse offensive tentée dans le secteur d'Arras par une brigade britannique de 76 chars appartenant à la 1st Armored Division contre la 7ème Panzer Division du Général Rommel.

Ce furent quelques dizaines de chars moyens rapides Cruiser, de chars lourds très mal armés Mathilda I et de bons chars lourds Mathilda II qui firent le travail en cette unique occasion.

La brigade Britannique dut se replier rapidement et fut alors sauvée d'un désastre par un bataillon Français de 40 chars Somua S 35 (que les écrits Anglo-Saxons oublient toujours de citer !). 

La grande majorité des chars de la 1st Armored division étaient des chars Vickers VI, parfaitement adaptés aux opérations de "maintien de l'ordre" dans un empire colonial (c'était alors de la guerre très asymétrique !). 

Ces chars n'étaient ni correctement blindés (14 mm maxi, donc vulnérables aux simples mitrailleuses de 12.7 mm), ni correctement armés (mitrailleuses de 12.7 mm, donc incapables de percer les cuirasses de 30 mm d'épaisseur des chars Allemands !).

De plus, ces chars étaient trop courts par rapport à leur largeur, du coup, leur suspension facilitait des mouvements de tangage brutaux qui interdisaient le tir en marche, même très lente.

Ils ne pouvaient pas être engagés contre la 7ème  Panzer Divizion de Rommel et ne le furent d'ailleurs pas.

Ces chars légers Britanniques, très rapides (56 km/h), furent pourtant employés un peu plus tard à Abbeville dans des manœuvres offensives très lentes (!) et donc trop prévisibles qui se terminèrent en carnage inutile. 

S'ils avaient été associés à ceux de la 4ème Division Cuirassée de De Gaulle à Abbeville, en passant derrière les B1 bis et les Somua, une brèche aurait pu, cependant, être réalisée dans le dispositif Allemand.


Au niveau du commandement des forces Britanniques, la défaite de Juin 1940 amena, heureusement, une auto-critique dont nous ne saurons probablement jamais rien, mais qui eut pour résultat une prise de conscience de toutes les insuffisances pouvant exister face à la suite des opérations. 

Heureusement pour nous... mais bien tard quand même.


Pour leur part, depuis 1938, les Français étaient dans une de leurs phases de ce qui ressemblait furieusement à une foi aveugle dans le Père Noël. 

En conséquence, ils attendaient beaucoup trop des forces Britanniques dont les effectifs terrestres - 12 divisions en tout - étaient moitié moins moindres que ceux des forces belges avec leurs 22 divisions ! 

Le Royaume Uni n'avait pas de conscription, il ne disposait donc que d'une petite armée professionnelle dont l'essentiel était dispersé dans son Empire colonial. 


Pour l'Aviation, le commandement Français avait demandé que la RAF envoie 10 squadrons de Hurricane (~160 avions), ce qui avait bien été promis par le gouvernement Britannique.  

Cela paraît maintenant très raisonnable, puisque que nous savons que la RAF possédait, au 1er Septembre 1939, 500 Hurricane dans leurs formations plus 9 squadrons de Spitfire (entre 150 et 200 avions).


Les premières escadrilles de Chasse Britanniques affectées au front Français n'étaient pourtant équipées que de minables biplans Gloster Gladiator (400 km/h avec le vent dans le dos) qui s'éclipsèrent relativement tôt pour être remplacés par des Hurricane Mk I, dont les 4 premières escadrilles n'arrivèrent qu'au compte-goutte.

Ce retard dans l'application des accords s'expliquait par les protestations véhémentes de l'Air Chief Marshall Dowding qui, en outre, refusait de se séparer de ses Spitfire, dont la chaîne avait démarré si tard et qui étaient si longs à construire (17 000 h de travail par appareil contre 10 500 h pour un Hurricane, source Wikipedia). 

Il était donc plus que difficile d'aider les Polonais dans un tel contexte !




Pourquoi ce jeu Britannique ?


Il serait passionnant que les historiens, si un jour ils ont la chance d'obtenir la totalité des pièces ayant existé sur le sujet (du moins, si elles n'ont pas été détruites...), de trouver le vrai but de guerre de la Grande Bretagne lorsque, la première, elle a déclaré la guerre à l'Allemagne de Hitler.

Elle n'a rien fait, à ce moment-là, pour qu'un front occidental permette de soulager l'armée Polonaise, elle n'a pas davantage pris ses responsabilités dans la défense aérienne du Front Français.

Il n'y avait, à ce moment précis, et d'après les témoins Allemands, qu'un mince rideau de troupes Germaniques face aux troupes Alliés, donc, au minimum, une occasion rêvée d'empêcher Hitler d'asservir la Pologne. 

Une réaction Alliée forte et conjointe avait beaucoup de chance d'empêcher Staline d'annexer une bonne partie de la Pologne, avant d'attaquer la Finlande.


La Grande Bretagne a ensuite conforté le commandement Français dans des chimères totalement irréalistes (plans d'actions sur Bakou puis sur la Norvège). 

Aucun général Britannique n'a su s'opposer à ce que la principale armée Française de réserve s'enfonce dans le dédale du delta du Rhin.

A moins que ce soit Gamelin qui n'a pas su s'opposer au plan Dyle-Breda...

Que l'on ne vienne surtout pas me dire que l'autorité de Gamelin ou celle de Daladier les avaient cloués sur place : Les mêmes dirigeants Britanniques avaient très aisément imposé aux mêmes dirigeants Français la signature des accords de Munich.


Si Churchill a parfaitement réussi à récupérer l'essentiel de ses soldats à Dunkerque, c'est grâce au sacrifice ultime de 11 000 parmi les meilleurs de nos soldats et à l'héroïsme des marins Alliés, y compris civils.


Alors, oui, il est vrai que des soldats Britanniques ont fait ce qu'ils ont pu jusqu'à Dunkerque (et un petit nombre, même, après).

Mais, eux, je ne les ai jamais critiqué. 


Par contre, je récuse le petit jeu ignoble des médias Britanniques, de 1940 à nos jours, qui ont sali les soldats Français pour magnifier les leurs. 

Mais, comme dans tous les pays, les médias, en temps de guerre, sont la voix des gouvernements.


Mes questions sont donc centrées exclusivement sur les dirigeants politiques et militaires. 

Ils n'ont jamais donné la moindre explication de toutes les anomalies que je viens de souligner.


Les dirigeants des deux pays neutres (Belgique et Hollande) étaient, eux aussi, bien médiocres.

Ils n'avaient rien compris du nazisme, mais ils croyaient à la neutralité, un concept qui n'existera jamais lorsqu'un pays est facile à envahir (et qui convient donc à la seule Confédération Helvétique).









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