dimanche 16 septembre 2012

L'Aviation Alliée dans la Bataille de France en 1940 : Un échec programmé depuis 1936 (révisé 14 / 09 / 2013)



La guerre à laquelle tu veux échapper, te rattrapera un jour ou l'autre (proverbe tienram)


On ne peut jamais réécrire l'Histoire. Mais ce n'est certainement pas une raison pour ne pas en tirer des leçons.

Dans la vie de chacun d'entre nous, il y a des succès... mais aussi des échecs. 

Une partie de nos succès peuvent en fait trouver leur origine dans des échecs que nous avons subi plus tôt.


Un peuple est toujours en devenir. 

Le monde est rempli de violences et de guerres depuis des millions d'années (voire des centaines de millions d'années si on regarde les sociétés animales).

De beaux esprits clament toujours bien haut "qu'il faut en finir avec ces pratiques d'un autre âge" (phrase qui montre une totale incompréhension à la fois de l'évolution Darwinienne et de l'Ecologie - au sens scientifique et en aucun cas au sens politicien du terme).

Ainsi en allait-il entre 1927 et 1940 en France... 


Mais, Hitler, héritier de facto de la politique pangermaniste de Bismarck, une fois mis en appétit par la contemplation de notre naïveté, après avoir réussi à nous isoler de nos Alliés, a jeté sur nous sa guerre foudroyante (terme repris par François Vauvilliers - et que je permets de reprendre à mon tour - dans le N° 92 de la magnifique revue GBM qui traite très à fond de cette période, entre autres).

La IIIème République avait créé un système de clientélisme et de bureaucratie tellement épais que les grands chefs militaires choisis étaient d'une paresse intellectuelle et d'un optimisme forcené.

Ces mauvaises pratiques ont tellement bien paralysé notre système de choix militaires dans tous les domaines que le Reich nazi a pu détruire notre pays en 6 semaines, malgré les sacrifices et les souffrances vécues par nos soldats comme par tous les autres soldats alliés.


De notre défaite, qui était indiscutablement sa victoire, Hitler est sorti avec un sentiment d'invincibilité absolue qui l'a (heureusement pour nous) jeté sur l'URSS, qui avait alors, du fait de sa politique propre (si je puis m'exprimer ainsi), une longue frontière commune avec l'Allemagne nazie.

Des dizaines de millions d'hommes sont morts à ce moment-là, non seulement victimes des armées nazies, mais aussi des conséquences de la paranoïa de Staline qui avait décimé les échelons dirigeants de l'Armée Rouge.


Notre défaite a donc eu des conséquences mondiales bien plus lourdes que la taille de notre petit pays aurait pu le faire penser.


J'essaye dans la partie de ce blog qui lui est consacrée, de montrer - à partir de données publiées - comment les questions ont été traitées et de montrer pourquoi cela n'a pas marché. 

Pourtant, je reste persuadé que nous avions les moyens de gagner, avec juste un peu de bon sens et des chefs plus jeunes.



les principaux points d'entrée sur ce sujet


|------------- La difficulté de connaître les faits dans la IIème Guerre Mondiale
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|------------- La Chasse Française 
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|------------- Le Bombardement, l'Assaut et la Reconnaissance en France
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|------------- L'aviation Britannique
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|------------- L'aviation Polonaise 
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|------------- L'aviation Néerlandaise 
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|------------- L'Aviation Belge : La Belgique disposait de constructeurs talentueux.
|                    Parmi eux, Alfred Renard démontra une réelle inventivité.
|                    Son R 36 était un excellent chasseur et il avait déjà une 
|                    descendance brillante lorsqu'il fut victime d'un crash. 
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|------------- Techniques aéronautiques
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|------------- Termes aéronautiques



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2 commentaires:

  1. Le constat sur le mode politique de la IIIeme république est connu. Sa chute finale et infamante masque pourtant le fait qu'elle a duré longtemps (1875-1939 dix de plus que la Veme), avec une certaine prospérité. Si cette république était dysfonctionnelle il ne m'étonnerait pas que les générations futures fassent le même constat sur des points différents au sujet de la Veme...

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    1. Oui, vous avez raison, la IIIème République a duré plus longtemps que l'actuelle. Elle a pillé beaucoup, ce qui lui a assuré une partie importante de la prospérité que vous soulignez. Mais elle vivait en milieu quasi fermé, les exportations étaient faibles et le marché intérieur suffisait. Les dévaluations constituaient l'alpha et l'oméga du ministère des finances. Tout cela pour déboucher sur Pétain et Laval, après la pire défaite de notre histoire : Alors je n'aime pas ce régime.
      La Vème s'est constituée dans un milieu de concurrence international féroce, elle a obligé les politiques à réfléchir avant de renverser un gouvernement.
      La Guerre Froide a été très mal gérée par la IVème (= IIIème bis), voir l'opération de Suez qui s'est terminée par une déroute politique majeure.
      Ceux qui se souviennent de cette dernière période - et dont je suis - redouteront toute leur vie le retour de ces pratiques qui ont mis la vie de la Nation en très grand danger.
      Mais, bien sûr, il n'existe pas de régime parfait...

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